oméga-6

Nos besoins en gras oméga-6

En 2004, un comité réunissant des experts internationaux a fixé l’apport adéquat en AL à 2 % des kilocalories quotidiennes, soit 4 g pour une alimentation fournissant 2 000 kilocalories par jour.

Différentes études ont par ailleurs ailleurs rapporté qu’il fallait consommer entre 1,2 et 2 g d’AL par jour pour obtenir les meilleurs effets en termes de prévention, notamment sur la prévention des maladies coronariennes. Certains chercheurs recommandent une consommation quotidienne d’AL à hauteur d’environ 1% de la consommation calorique quotidienne, soit environ 2 g d’AL pour un régime équivalent à 2000 kCal par jour. Une consommation adéquate d’acide linolénique se situe donc en 2 et 4 g par jour.

Un équilibre essentiel, mais très compromis

Jusqu’en 1920 environ, la fabrication des huiles de consommation se faisait à petite échelle. Les huiles étaient pressées à froid et on se les procurait en petites quantités, car elles ne se conservaient pas longtemps. En effet, les gras oméga-3 rancissent rapidement lorsqu’ils sont exposés à l’oxygène et à la lumière. Les impératifs de la production alimentaire de masse ont donc poussé l’industrie à privilégier les huiles les plus stables. Ces huiles, sont aussi les moins riches en oméga-3, et elles sont raffinées… avec beaucoup de raffinement, diminuant encore un peu plus leur teneur en oméga-3. De plus, tandis que la consommation de poisson a diminué, celle des produits transformés riches en oméga-6 a augmenté. La mise au point de techniques intensives d’agriculture et d’élevage a également mené à la réduction de la teneur en oméga-3 de nombreux aliments comme les légumes verts à feuilles, les viandes, les oeufs et même les poissons7.

Résultat : on estime en général que le rapport oméga-6/oméga-3 dans l’alimentation occidentale est de 10/1 à 30/1, tandis qu’il devrait idéalement se situer entre 1/1 et 4/1. En outre, cet excès d’oméga-6 nuit à l’utilisation optimale des oméga-3 par l’organisme. En effet, afin d’être métabolisés, les oméga-3 et les oméga-6 entrent en compétition pour plusieurs enzymes et, dans une moindre mesure, pour plusieurs vitamines (vitamines B3, B6, C, E) et minéraux (magnésium et zinc).

Un excès d’oméga-6 dans l’assiette empêche donc l’organisme d’exploiter adéquatement ses sources d’oméga-3.

Ce déséquilibre induit, entre autres, un état physiologique propice aux maladies cardiovasculaires ainsi qu’aux troubles allergiques et inflammatoires7. Pour couronner le tout, si une maladie nuit au métabolisme des acides gras, le problème s’accentue. Le diabète ainsi que l’excès d’alcool, de tabac ou de stress peuvent entraîner une difficulté ou une incapacité à transformer l’AAL en AEP.

Selon plusieurs experts, un retour à une alimentation fournissant un rapport adéquat d’oméga-6 et d’oméga-3 aurait un impact positif sur la santé cardiovasculaire des populations occidentales et réduirait aussi les maladies inflammatoires.

Les oméga-6 sont utilisés pour réduire le risque de maladie coronarienne et de cancer, ainsi que pour lutter contre l’hyperlipidémie (taux élevés de LDL cholestérol et cholestérol total).